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Leobook s'associe avec le magazine Books  , l'actualité par les livres du monde, pour proposer aux lecteurs curieux et polyglottes une sélection d'ouvrages dont vous pourrez lire les analyses et commentaires sur Booksmag.fr ou en achetant chaque mois le magazine Books disponible dans tous les kiosques.

Retrouver sur Leobook.com une sélection d'articles de Books qui pourront vous donner envie de lire le livre en l'achetant par un simple click ...


 

     Ce XIXe siècle qui n’en finit pas

 

 

 

 

« Une étape dans l’écriture historique allemande, l’un des livres d’histoire les plus importants de la dernière décennie, une réalisation grandiose ». En commentant dans Die Zeit la fresque mondiale du XIXe siècle proposée par Jürgen Osterhammel, Jürgen Kocka pousse encore l’éloge : « Voilà qui fait comprendre comment il est effectivement possible de faire de l’histoire globale ».

Ni manuel, ni encyclopédie, non plus théorie du XIXe ou reconstruction chronologique, Osterhammel fait le portrait mosaïque d’une époque qui commence pour lui en 1760, avec l’internationalisation de la Guerre de sept ans, et s’achève en 1920 lorsque commencent à se faire sentir les conséquences de la Première guerre mondiale.
L’auteur fait feu de tout bois. Il y a les grands thèmes : sédentarité et mobilité, formation des Etats-nations, industrie et capitalisme, révolutions… Ce dernier chapitre, par exemple, met en relation les soulèvements sociaux ou politiques de Philadelphie, de Nankin et de Saint-Pétersbourg. Les archives écrites et sonores, la photographie et les statistiques… Autant d’éléments qu’utilise l’historien pour éclairer l’époque. Les convergences et les différences dans la mesure du temps d’un bout à l’autre du globe sont analysées avec soin, explique encore Kocka, tant le XIXe siècle est celui de l’accélération. Le livre fourmille à la fois de réflexions théoriques, de remises en causes, de typologies, de comparaisons de la relation au temps et à l’espace. L’érudition le cède seulement à la circonspection du jugement. 


    Face à cette abondance, le critique doit se faire violence pour dire quels sont les principaux traits de ce très long siècle. La nouvelle efficacité du travail, le règne des Etats (notamment perceptible à travers la conduite de la guerre), le bouleversement du registre des inégalités, la conquête des libertés civiques, telles sont les lignes de force du portrait. A contrario, l’auteur dévalue certaines idées bien établies. Comme celle qui veut que le XIXe ait marqué la transition entre société traditionnelle et société individualiste moderne, tant cette vision est européo-centrée. C’est là, pour Kocka l’un des grands mérites du livre : le dépassement de cette représentation dominante qui oppose l’Occident au reste du monde. Chez Osterhammel, le lecteur trouve par exemple des rapprochements entre l’Inde et la Chine.
    Disqualifié comme référence normative, l’Occident regagne au fil de la lecture la place perdue au plan de la méthode. « Partout, le livre montre à quel point le XIXe siècle a été celui de l’Europe, remarque Kocka. C’est elle qui a si souvent innové (pour le meilleur et le pire), et qui a fait sentir son influence par la contrainte ou l’attraction, a été imitée et assimilée ». A son rayonnement spatial correspond son empreinte dans le temps. Toutes les grandes pensées du XIXe siècle – libéralisme, syndicalisme, socialisme, pacifisme… – auront encore cours après la Deuxième Guerre mondiale. En 1950, le XIXe siècle, était encore contemporain.

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Die Verwandlung der Welt ...
Réf. : 9783406582837
Prix 49,90 €
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Le soja, toute une histoire

 

 

Très en vogue dans les magasins bio, le soja n’a rien d’un marché de niche : il constitue la deuxième culture mondiale en termes de commerce international après le blé, explique Paul Levy qui commente The World of Soy (« Le monde du soja ») dans le Times Literary Supplement.
Pas moins de dix-sept experts – historiens, anthropologues, économistes… et cuisiniers – ont contribué à ce livre « exemplaire » et « complet ». On y apprend que l’essentiel de la production mondiale de soja est destinée à nourrir les animaux – au Brésil les poulets sont parfois appelés des « graines de soja ailées » ! Sidney Mintz et Christine M. Du Bois, qui ont dirigé l’ouvrage, le regrettent. Ils font valoir que les éléments nutritifs apportés par le soja aux animaux ne subsistent que de façon résiduelle dans la viande consommée par l’humain.
« Culture oléagineuse la plus importante au monde », le soja est très calorique et s’accommode de sols pauvres, ce qui en fit une providence en Chine, notamment en période de famine.
Cette légumineuse n’a cependant pas que des qualités. Seuls quelques rares restaurants asiatiques l’utilisent non transformée. Son goût et les flatulences qu’elle peut occasionner lorsqu’elle est consommée crue n’y sont pas étrangers. Pour que le soja s’impose comme aliment, il a donc fallu en passer par la fermentation, l’utilisation des germes ou par des préparations telles que le tofu, dérivé du lait de soja.
The World of Soy ne tait non plus les controverses : les débats liés aux variantes OGM, le défrichement de forêts tropicales au Brésil pour faire place au soja, les barrages censés aider à sa culture…

 

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The World of Soy ...
Réf. : 9780252033414
Prix 28,57 €
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Paintings in Proust

 

 

 

 

Peintre et critique d’art américain, Eric Karpeles a rassemblé en un livre tous les tableaux cités dans La recherche du temps perdu.

Proust, qui avait traduit Ruskin, était passionné par la peinture et comparait volontiers son travail d’écrivain à celui d’un peintre. Il était un familier du Louvre et avait étudié la peinture italienne à Florence, Padoue et Venise. Il avait aussi une collection de cartes postales représentant des tableaux.

Plusieurs scènes et personnages de La recherche s’appuient explicitement ou non sur des toiles de maître. Bergotte meurt de l’émotion d’avoir passionnément contemplé la Vue de Delft de Vermeer. Françoise est comparée à la Justice de Giotto, Odette malade devient la fille de Jethro dans les Scènes de la vie de Moïse de Botticelli, Charlus est un personnage de Velázquez et Morel, son protégé, est illustré par une œuvre de Bronzino. La vue de la chambre de Balbec reproduit fidèlement la Vue de Trouville de Whistler, couleurs comprises. Mais la mise en correspondance d’une description avec une œuvre n’est faite qu’une fois, Proust n’y revient jamais : le lecteur doit l’avoir incrustée dans sa mémoire.

« Avec plus de 200 illustrations, ce livre ne devrait échapper à aucun drogué de Proust », conclut Anita Bookner dans The Spectator (lire article).

 

en stock: expédié sous 24 à 48h

 

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Paintings in Proust ...
Réf. : 9780500238547
Prix 27,83 €
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 L'économie irrationnelle

 

 

 

Ecrit par le prix Nobel d’économie George Akerlof (+info) et son collègue Robert Shiller (+info), ANIMAL SPIRITS propose une révision déchirante de la théorie économique orthodoxe selon laquelle le comportement des acteurs est fondamentalement rationnel.

Rédigé en quasi-totalité avant l’éclatement de la bulle financière de 2008, l’ouvrage n’en prend que plus de poids. Il s’inscrit dans la mouvance de l’économie dite comportementaliste , dont Books a largement rendu compte dans son premier numéro (décembre 2008).

L’expression « esprits animaux » est empruntée à Keynes, qui écrivait : « La plupart de nos décisions de faire quelque chose de positif (...) ne peuvent être prises que sur l’injonction d’esprits animaux – une soif spontanée d’agir plutôt que de ne pas agir –, et non en vertu d’un calcul de la moyenne pondérée de bénéfices multipliés par des probabilités ». Pour Akerlof et Schiller, il est absurde de vouloir à tout prix expliquer la crise financière et économique que nous traversons par le dérapage d’un système mû en dernière analyse par des comportements rationnels. Le comportement des acteurs avait, au contraire, atteint un exceptionnel degré d’irrationalité. Les deux auteurs s’en prennent aux économistes de la génération précédente qui ont interprété Keynes « en évacuant presque tout de ses esprits animaux, les motivations irrationnelles et les conduites irrationnelles qui étaient au cœur de son explication de la Grande dépression ».


Louis Uchitelle, doyen des journalistes économiques du New York Times, salue ce livre court et facile à lire qui l’a manifestement convaincu. Sur son blog hébergé par les sites du Financial Times et de The Atlantic, Clive Crook, gourou de l’analyse économique, est plus réservé. « Le postulat de la rationalité des acteurs est, certes, une simplification grossière ; mais, malgré tous ses défauts, il a fait la preuve de son efficacité ». Il jugerait la critique du modèle classique plus convaincante si les auteurs  étaient en mesure de proposer une alternative, un « nouveau modèle standard ». Or, ils s’arrêtent en chemin. Quoi qu’il en soit, le livre fait couler beaucoup d’encre, y compris dans les revues spécialisées. Le vrai débat sur la légitimité du modèle économique enseigné dans les universités et les grandes écoles semble lancé.

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Akerlof, G: Animal Spirits

Prix 18,18 €   Détails

L’Allemagne réenchantée

Le politologue Herfried Münkler crée la surprise en avançant une thèse inattendue : l’Allemagne contemporaine ne se réclame d’aucun mythe.

L’énoncé étonne en cette année où le pays commémore pas moins de trois anniversaires : la victoire, il y a 2000 ans, du chef germain Arminius contre la Légion romaine (Books n°4) ; les soixante ans de la République fédérale et de l’ex-RDA ; les vingt ans de la chute du Mur. Mais ces commémorations ont une face sombre, puisqu’il s’agit d’événements qui renvoient au nazisme et à l’exploitation abusive que celui-ci fit du passé.

Aux yeux de Münkler, le IIIe Reich et la RDA appartenant au bloc soviétique ont précisément discrédité les vieux mythes qui chantaient la grandeur germanique ou l’attachement à la terre. En prenant leurs distances avec ces souvenirs politiques, les Allemands se sont aussi éloignés des mythes. D’où ce paradoxe que met en avant Uwe Justus Wenzel du quotidien suisse Neue Zürcher Zeitung : la République fédérale est fondée sur une quasi-absence de mythe. Quasi-absence seulement, car il existe une source de fierté nationale : le miracle économique. Le modèle rhénan joue comme un roman national dont le mark serait le symbole. Ou plutôt… jouait, car la crise économique met à mal cet ersatz et le mark a cédé sa place à l’euro.

Le politologue Herfried Münkler reproche donc aux intellectuels allemands de n’avoir pas su donner le jour à de nouveaux mythes, préférant se cacher derrière la distance critique qui vise plutôt à déconstruire. Constat auquel Wenzel réplique : cette distance ne remplit-elle pas le rôle d’un anti-mythe, celui d’une Allemagne qui aurait gagné en maturité ?

Die Deutschen und ihre Mythen ...
Réf. : 9783871346071
Prix 24,90 €
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Révolution verte Made in USA

Il nous faut une révolution verte, et vite. Tel est le message de Thomas Friedman, journaliste en vue du New York Times, qui passait jusqu’alors pour un apôtre du libéralisme. Il appelle désormais les Etats-Unis à changer radicalement de modèle énergétique… pour sauver le monde.

Et d’égrener les mesures à mettre en œuvre : taxes sur les émissions de CO2, interdiction de rouler à plus de 90 km/h, règles imposant aux fabricants d’appareils électriques de mettre sur le marché des produits 100% recyclables… « Tout ça, c’est bien sympa, très sympa même, tellement sympa qu’on validerait presque les cent nouvelles centrales nucléaires que Friedman propose aussi de construire à l’avenir », ironise Jan Free dans la version en ligne du Zeit.

Connu pour ses apologies de la mondialisation, Friedman a manifestement mis de l’eau dans son vin. Aujourd’hui, il considère qu’en ayant permis l’émergence d’une nouvelle classe moyenne, elle a décuplé les attitudes consuméristes et accéléré le réchauffement de la planète. Son livre, paru juste avant la prise de fonctions de Barack Obama, plaide donc pour un changement par le haut c’est-à-dire pour une intervention volontariste de la puissance publique. Mais le critique n’est décidément pas convaincu ; à ses yeux, Friedman fait de la rhétorique et pense avant tout au renforcement du leadership américain. Dans la version papier du Zeit, Elisabeth von Thadden n’est pas du même avis. Elle pense même exactement l’inverse : voilà un ouvrage qui avance des explications « éclairantes », « documentées » et serait « plein d’encouragements mais aussi sans illusions ». Quand le New York Times change d’avis, le Zeit, lui, a deux avis.

acheter le livre (en stock, délai d'expédition 24H) : Chaud, plat et surpeuplé : pourquoi le monde a besoin d’une révolution verte par Thomas L. Friedman

 

Hot, Flat and Crowded ...
Réf. : 9780374166854
Prix 24,40 €
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Wikipedia has been hailed as the most revolutionary aid to the spread of human knowledge since Gutenberg's printing press.  In less than a decade it has single-handedly invigorated and torn up the very idea of an 'encyclopedia'. Today Wikipedia is firmly entrenched in the world's top 10 web sites. It has become so popular we casually stumble across its content every day. Type any word into any search engine and more than likely a Wikipedia page will be the first result. It is increasingly cited in the press, books, legal affairs and politics. But whereas the only web brands that consistently rank above it - Google, Yahoo and Microsoft - are multi-billion dollar enterprises, each with tens of thousands of employees, Wikipedia has a paid staff of just 10, with an operating budget of little more than $3 million. Instead it depends entirely on a legion of unpaid, often anonymous, volunteers. And, since January 2001, these 'Wikipedians' have created more than 10 million articles, in over 250 lanuguages, adding and updating at 'the speed of news' to create nothing less than a 'continuous working draft of history'.

But success hasn't come without controversy and whilst many regard it as a great liberator, others - from universities to the People's Republic of China - see only anarchy and chaos. So now, for the first time, Andrew Lih tells the Wikipedia story. A story which challenges some of our most cherished notions - from neutrality, authority and ownership to civil liberties and the profit motive - and explains how a bunch of geeks built the world's greatest encylopedia. Andrew Lih is an academic who writes and commentates on new media, journalism and technology. He has taught at Columbia University and the University of Hong Kong.

" Wikipedia: Exploring Fact City , By NOAM COHEN

Contributors to Wikipedia have wondered aloud lately if — perish the thought — they are running out of topics. The obvious articles, low-hanging fruit like “China,” “Moses” and “Homer Simpson,” have been written and rewritten hundreds of times. There are more than 2.8 million articles on the English version of Wikipedia alone. Already looking back, Wikipedia this month got its first serious memoir, “The Wikipedia Revolution,” by Andrew Lih, an early Wikipedian (yes, that is what they call themselves), who writes about how “a bunch of nobodies created the world’s greatest encyclopedia.”

But these concerns seem misplaced — Wikipedia can no more be completed than can New York City, which O. Henry predicted would be “a great place if they ever finish it.” In fact, with its millions of visitors and hundreds of thousands of volunteers, its ever-expanding total of articles and languages spoken, Wikipedia may be the closest thing to a metropolis yet seen online.

Like a city, Wikipedia is greater than the sum of its parts; for example, the random encounters there are often more compelling than the articles themselves. The search for information resembles a walk through an overbuilt quarter of an ancient capital. You circle around topics on a path that appears to be shifting. Ultimately the journey ends and you are not sure how you got there.

Wikipedia articles can send you down unlikely alleyways in two ways. First, there are links that direct you to the same article in another language, a trippy experience that sheds light on a culture. Spend time in German Wikipedia, and you find jazz musicians like Thelonious Monk with articles far longer than those written in their own language; you may also come upon odd areas of deep interest, like “pecherei,” the extraction of resin from trees — no English equivalent provided — and 15 different tools needed for the job ... (read more) "

 

Wikipedia Revolution ...
Réf. : 9781845134730
Prix 18,74 €
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Y de repente fue ayer
Eisige Nähe
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